Patinage artistique. Laurine Lecavelier contrôlée positive à la cocaïne ?

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La patineuse Française de 23 ans Laurine Lecavelier aurait été contrôlée positive à la cocaïne le 28 septembre dernier lors du Masters de patinage à Villars de Lans, a rapporté le journal L’Équipe ce jeudi, selon une source proche de la Fédération française des sports de glace. La cinquième des championnats d’Europe 2019 risque 4 ans suspension.

La patineuse Laurine Lecavelier aurait été contrôlée positive à la cocaïne en septembre 2019. Crédit : Nicolas Datiche / AFP

Le clan tricolore Après les nombreuses affaires de dopage qui ont touché la fédération française d’athlétisme en 2019, c’est au tour du patinage artistique d’être en plein milieu de la tourmente en cette nouvelle année.

Pour cause, selon une source proche de la Fédération française des sports de glace, le média français l’Équipe explique ce jeudi 2 janvier que la patineuse de 23 ans Laurine Lecavelier aurait été contrôlée positive à la cocaïne. Le test serait survenue le 28 septembre durant le Masters de patinage à Villars de Lans, en Auvergne.

Selon France tv info, « des traces de cocaïne auraient été trouvées dans l’échantillon urinaire. Cela semble indiquer que la prise n’a pas été effectuée le jour de la compétition. »

Si ces informations venaient à être confirmées, l’athlète française, cinquième lors du dernier championnat d’Europe en 2019 et championne de France en 2017, risque une suspension d’une durée de quatre ans, qui pourrait cependant être allégée de 3 mois à 2 ans si elle parvient à prouver que la prise de cocaïne s’est déroulée en-dehors de la compétition.

Laurine Lecavelier n’a d’ailleurs plus participé à aucune compétition depuis ce prétendu incident. Elle n’avait pas concouru aux championnats de France de Dunkerque fin décembre. La francilienne n’a pas été retenue par Fédération française des sports de glace pour prendre part aux prochains championnat continental qui se déroulera à Graz en Autriche du 22 au 25 janvier prochain.

Le dopage dans le sport en hausse de 13% entre 2016 et 2017

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Dans son rapport annuel publié ce jeudi 19 décembre, l’agence mondiale antidopage (AMA) a révélé que les cas de dopage dans le sport ont augmenté de 13% entre 2016 et 2017. 1 804 cas dans 93 sports ont été recensés en 2017 par l’agence contre 1595 en 2016. La France est le deuxième pays le plus touché selon l’étude avec 128 cas de dopage.

L’AMA a dévoilé ce vendredi que les cas de dopage dans le sport ont grimpé de 13% entre 2016 et 2017. Crédit photo : AFP

L’agence mondiale antidopage (AMA) a publié ce jeudi son rapport annuel sur les tests et échantillons prélevés sur les athlètes lors de contrôles antidopage durant l’année 2017. Après avoir fait le recensement de plus de 300 000 échantillons d’athlètes de 93 sports et 114 nationalités différentes, l’AMA en a tiré un bilan assez négatif : une hausse de 13% des cas de dopage dans le sport en l’espace d’un an.

Selon le rapport de l’agence, le nombre d’athlètes contrôlés positif est passé de 1595 cas en 2016, à 1804 en 2017. Parmi les sports les plus touchés, le bodybuilding arrive en tête avec 266 cas devant l’athlétisme (242) et le cyclisme (218).

Le bodybuilding est le sport le plus touché par le dopage en 2017. Source : rapport de l’AMA du 19 décembre 2019.

La France : 2e pays le plus touché par le dopage

 

Chez les pays, la France monte tristement à la seconde place des nations les plus touchées par le dopage en 2017 avec 128 cas. Elle est devancée par l’Italie (171). Les États-Unis complètent le podium (103) devant le Brésil (84) et la Russie (82).

À noter que cette hausse du nombre total de cas de dopage s’explique également par l’augmentation de 7,1 % du nombre total d’échantillons analysés par l’AMA, passant de 300 565 en 2016 à 322 050 en 2017.

« Les contrôles en compétition et hors compétition restent cruciaux pour la détection du dopage, mais les événements récents ont montré que les enquêtes jouent un rôle de plus en plus important dans la protection des droits des sportifs propres du monde entier », relève le directeur général de l’agence, Olivier Niggli.

Dans cette déclaration, il fait notamment référence aux récents scandales sur la mise en place d’un système pour contourner les échantillons de test de dopage par la fédération russe qui avait été rapporté par le juriste Richard McLaren puis par des lanceurs d’alerte anonymes.

Le nombre de cas de dopage dans le sport risque d’être également à la hausse pour les années 2018 et 2019 avec les récentes affaires de Clémence Calvin où encore d’Ophélie Claude-Boxberger en athlétisme.

Le rugby en Bretagne : un développement entre parenthèse

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En l’espace de 15 ans, le rugby en Bretagne a gagné en intérêt et en attractivité. Le nombre de licenciés a presque doublé et l’accession du RC Vannes en Pro D2 en 2016 a permis une meilleure visibilité de la pratique dans la région. Cependant, le nombre de clubs n’a pas augmenté depuis 2010 et la Ligue a perdu près de 1000 pratiquants en l’espace de 7 ans. Le développement de l’ovalie en Bretagne stagne alors que la France se prépare à accueillir la Coupe du Monde de rugby en 2023.

 

La carte de la Bretagne plaçant les 65 clubs de rugby dans la région. https://datawrapper.dwcdn.net/8038K/2/

 

La pratique du rugby en Bretagne s’est considérablement développée ces 15 dernières années. Le nombre de licenciés dans les clubs de rugby a presque doublé entre 2005 et 2019. À l’issue de la saison 2015-2016, le Racing Club de Vannes est monté en Pro D2, le deuxième niveau national, devenant à cette occasion le premier club de rugby professionnel breton de l’histoire.

Le RCV est devenu la vitrine du rugby breton, affichant presque complet à tous ses matchs à domicile au stade de la Rabine. Le public Vannetais a été élu meilleur public rugbystique de France à deux reprises, en 2017 et 2018, montrant le nouvel intérêt des bretons pour le rugby. D’autres équipes commencent d’ailleurs à émerger, comme le Rennes Étudiants Club (REC) qui a atteint la saison dernière les play offs d’accession à la Pro D2.

Pourtant, malgré ce boum récent, la pratique de l’ovalie stagne dans la région. Selon des documents internes de la Ligue de Bretagne de rugby datant de mars 2019, le nombre de clubs n’a pas augmenté depuis 2010. La région a même perdu près de 1000 licenciés entre 2011 et 2019.

 

Le nombre de clubs en rugby n’a pas augmenté sur le territoire Breton depuis 2010. https://public.flourish.studio/visualisation/1097133/
Le nombre de licenciés de rugby en Bretagne est en constante baisse depuis la saison 2011-2012. https://public.flourish.studio/visualisation/1097206/

« Le rugby en Bretagne reste une terre de missions »

 

En dépit de ces excellents résultats sportifs, l’essor du rugby breton piétine depuis une dizaine d’années. Alors, comment expliquer cette phase de stagnation ?

Pour Patrick Demolin, secrétaire général de la ligue de Bretagne de rugby, plusieurs facteurs expliquent cette baisse du nombre de pratiquants. 

«Le rugby en Bretagne a eu sa période de progression, déclare-t-il. Là, nous sommes sur un plateau et, malgré les bonnes affiches et les clubs qui portent le rugby breton vers le haut, il y a malheureusement derrière cette arbre qui cache la forêt, quelques soucis locaux propres à chaque club qui s’additionnent à des problèmes économiques. Le rugby en Bretagne reste une terre de missions.»

Le nombre de licenciés a d’ailleurs connu un pic de forme en 2007 et 2011 en raison des bons résultats du XV de France lors des deux Coupe du Monde, faisant l’effet « d’épiphénomènes ».

La pratique de l’ovalie est notamment confrontée à des inégalités territoriales entre les zones peu peuplées comme en centre Bretagne et les grands bassins économiques de la région et ses 4 pôles principaux : Rennes, Brest, Vannes et Lorient qui, selon lui, « vampirisent tout » : « Nous sommes confrontés d’un côté à une urbanisation dans certains secteurs, dans une économie qui marche bien, et d’un autre à une ruralité profonde où aux bords de mers comme à Perros-Guirec où la seule activité qu’il reste est le tourisme, et le tourisme n’est pas compatible avec l’activité rugby. »

Le club de rugby de la côte de granit rose a d’ailleurs fusionnée avec l’ASPTT Lannion cet été. De son côté, la région Rennaise profite de sa forte attractivité, principalement dans le domaine des études, pour continuer de développer la pratique du rugby dans ses environs :

« L’ensemble des étudiants bretons finissent un jour ou l’autre à Rennes, continue le secrétaire général de la Ligue. Les clubs locauxdu bassin Rennais n’ont pas énormément d’efforts à faire pour récolter le fruit de ce qu’il se passe dans l’ensemble des autres équipes en Bretagne. 57 clubs bretons voient leurs jeunes partir pour des raisons évidentes d’études qui les emmènent pour 90% d’entre eux à Rennes. »

Ainsi, ces inégalités territoriales dans la répartition des pratiquants du rugby dans la région restreignent la Ligue dans ses actions pour étendre le développement du ballon ovale dans l’ensemble de la Bretagne.

Point positif : la pratique féminine en pleine expansion

 

Un point positif est toutefois à noter sur ces dernières années : le nombre de pratiquants féminins a quadruplé entre 2005 et 2018 et enregistre une augmentation constante d’année en année, représentant 10% des licenciés totaux en 2019.

 

Avec 801 pratiquantes en 2019, les féminines représentent 10% des licenciés en club de rugby en Bretagne. https://public.flourish.studio/visualisation/1103620/

 

Tout comme chez les hommes avec le RC Vannes, le rugby féminin breton a également une figure de proue avec le Stade Rennais Rugby. Comptant de nombreuses joueuses internationales dans son effectif, le club Brétilien est au plus haut niveau national depuis plus de dix ans. Pour Philippe Morant, à l’origine de la création du club il y a 20 ans, l’intérêt nouveau et progressif de la fédération est l’élément le plus déterminant dans le développement de la pratique du rugby féminin en Bretagne :

« L’essor du rugby féminin, que ce soit au niveau régional comme national, est lié principalement à la dynamique de compétition qu’a impulsé notre fédération depuis 2005 » , explique le dirigeant du SRC.

Pour ce faire, la fédération a créé en 2005 puis en 2015 les catégories des moins de 15 et de 18 ans, créant spécifiquement une activité pour la pratique féminine en écoles de rugby. Après un temps d’adaptation, les clubs se sont petit à petit ouverts à la pratique du rugby féminin, créant aujourd’hui un véritable maillage dans toute la région.

« Quand la fédération a créé la catégorie des moins de 18 ans, le Stade Rennais Rugby avait créé son équipe cette année-là et devait se déplacer dans tout le grand ouest, analyse Philippe Morant. Aujourd’hui, si on reprenait le même schéma, on aurait juste à aller dans le département où un peu plus loin. On a une compétition qui est devenue en l’espace de 10-15 ans, une compétition de proximité. Et ça c’est aussi un gage d’attraction puisque forcément, si vous faites moins de kilomètres et que vous proposez une activité récurrente, c’est plus facile pour créer de la fidélisation et continuer de développer votre pratique. »

De nombreux évènements marquants dans la région comme la Coupe du Monde féminine de rugby en France en 2014 où encore la finale du tournoi des six nations France-Angleterre à Vannes en 2016 ont également été des éléments déterminants dans la popularisation du rugby féminin auprès du public breton.

Les universités et les clubs bretons ont également adhéré aux dispositifs de la fédération favorisant le développement de la formation axé sur le rugby féminin. Le lycée Joliot-Curie à Rennes propose depuis 2006 un pôle espoir féminin pour accueillir les meilleurs éléments bretons et les faire évoluer vers le plus haut niveau. Les écoles de rugby de la région développent aussi de leur côté la pratique du rugby féminin dans leurs infrastructures :

« On a une mixité de plus en plus importante dans la pratique dans les écoles de rugby dès le plus jeune âge, ce qui fait que quand ces jeunes filles sont fidélisées dans les écoles de rugby et qu’elles arrivent après dans les catégories seniors, on a de plus en plus de mondes à concourir au niveau féminin. L’accueil en mixité par des éducatrices et des éducateurs facilitent de plus l’arrivée de jeunes filles dans les écoles de rugby en Bretagne. »

À l’inverse des adhérents masculins qui sont de moins en moins chaque année depuis 2011, la pratique du rugby féminin est en pleine expansion en Bretagne. Avec 801 pratiquantes au début de la saison 2018-2019, le rugby féminin enregistre une augmentation constante de son nombre de licenciés dans la région. Un point positif qui ralentit la baisse d’adhérents enregistrée par la Ligue de Bretagne de rugby ces dernières années.

« Doubler le nombre de licenciés en Bretagne d’ici 2023 »

 

Pays hôte de la Coupe du Monde de rugby en 2023, la France souhaite désormais profiter de cet évènement pour redémarrer un processus de développement partout sur son territoire. En déplacement à Vannes en octobre dernier, le président de la fédération Française Bernard Laporte a annoncé vouloir doubler le nombre de licenciés d’ici 2023 dans les régions présentant moins de 10.000 pratiquants.

« L’objectif, c’est de dire que si on peut doubler dans ces territoires, ça serait merveilleux, a-t-il déclaré lors d’un entretien pour le journal Ouest France. On a 70 .000 licenciés en Occitanie, on ne les doublera pas, il ne faut pas rêver. Mais dans des territoires comme la Bretagne, oui c’est possible. »

Pour ce faire, la FFR a débloqué entre 9 et 10 millions d’euros pour augmenter le nombre d’éducateurs en France et favoriser la formation de jeunes joueurs dans les écoles de rugby. « On a lancé une réforme, en mettant des cadres techniques de clubs partout, pour former les éducateurs, afin qu’ils aillent dans les écoles pour recruter. C’est la plus grosse des réformes qu’il fallait mettre en place. Pour moi c’est le chantier numéro un. »

En Bretagne, le nombre d’éducateurs dans les clubs de rugby a légèrement progressé ces dernières années, passant de 588 lors de la saison 2012-2013 à 649 aujourd’hui. Avec l’ouverture de nouvelles écoles de rugby dans la région proposant une formation labellisée, la Ligue a pour objectif d’atteindre la barre des 800 éducateurs d’ici 2023.

 

30 écoles de rugby proposent une formation labellisée dans la région . https://datawrapper.dwcdn.net/XtzOS/2/
La Ligue de Bretagne de rugby s’est axée sur le développement de la formation rugbystique dans la région en souhaitant augmenter le nombre d’éducateurs compétents. https://www.datawrapper.de/_/CUWad/

 

Des dispositifs mis en place pour préparer au mieux les vagues Coupe du Monde 2023 et JO de Paris 2024 sur lesquelles la Ligue de rugby de Bretagne et la FFR vont tenter de surfer pour cette fois-ci stabiliser le développement de la pratique du rugby en Bretagne et continuer d’attirer davantage d’amateurs de l’ovalie dans le pays du Gwen Ha Du.

Après de multiples cas de dopage, la Russie suspendue quatre ans de toute compétition internationale

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La Russie a été suspendue quatre ans de toute compétition internationale pour multiples cas de dopage au sein de sa fédération, a annoncé l’agence mondiale antidopage dans un communiqué ce lundi 9 décembre. Moscou a annoncé vouloir faire appel de cette décision.

La fédération Russe a été suspendue de toute compétition officielle pour les quatre prochaines années par l’AMA. Crédit photo : AFP

Ce qui devait arriver arriva. L’Agence mondiale antidopage (AMA) s’est réunie ce lundi 9 décembre à Lausanne (Suisse). À l’issue de la rencontre, son comité exécutif a voté à l’unanimité la suspension de la Russie pour les quatre prochaines années de toute compétition internationale pour multiples cas de dopage au sein de sa fédération.

Les athlètes russes ne pourront pas représenter leur nation lors des différents rendez-vous mondiaux d’ici 2023, comme les prochains Jeux Olympiques à Tokyo en 2020 où encore la Coupe du monde de football en 2022 au Qatar. Ils auront cependant la possibilité de participer aux épreuves sous bannière neutre s’ils prouvent ne pas avoir été impliqués dans toute affaire de dopage entre 2011 et 2015.

« Ces décisions se répètent contre des sportifs qui ont déjà été punis« 

 

À l’issue de la décision, le premier ministre russe Dmitri Medvedev s’est empressé de dénoncer cette suspension lors d’une déclaration officielle, n’hésitant pas à parler « d’une histérie russe devenue chronique » de la part de l’AMA :  » Toutes ces décisions se répètent contre des sportifs qui ont déjà été punis », a-t-il expliqué.

Cette déclaration fait en effet référence au système de dopage mis en place par la fédération russe entre 2011 et 2015 pour cacher des tests positifs d’athlètes russes lors de compétitions officielles. À la suite d’une enquête indépendante, Richard McLaren, un juriste chargé d’établir des rapports pour l’AMA a présenté le 18 juillet 2016, les résultats de son enquête sur la dissimulation par l’État russe de tests antidopages de ses athlètes dans des laboratoires à Sotchi et Moscou.

L’ancien directeur du laboratoire antidopage de Moscou, Grigory Rodchenkov avait notamment été au centre de cet énorme scandale institutionnel. Il avait notamment révélé que les JO de Sotchi en Russie avaient été le théâtre d’une triche systématique en faveur des Russes, arrivés en tête au tableau des médailles.

Plus de 1000 sportifs russes provenant d’une trentaine de sports différents avaient ainsi été impliqués dans cette enquête qui avait entrainé un immense scandale médiatique, à quelques semaines des JO de Rio.

Le tableau du juriste Richard McLaren montrant le nombre d’athlètes russes par sports impliqués dans le système mis en place par la fédération pour contourner les tests antidopages positifs de ses sportifs. Source : https://www.wada-ama.org/sites/default/files/resources/files/20160718_ip_report_newfinal.pdf

Le Comité internationale olympique (CIO) avait décidé de ne suspendre que la fédération russe d’athlétisme de l’événement au Brésil, puis d’exclure tout hymne et drapeau Russe deux ans plus tard lors des JO d’hiver à Pyeongchang en Corée du Sud.

Après cette suspension, la Russie avait obtenu sa réintégration par l’AMA en échange de la remise de données du laboratoire antidopage de Moscou datant de 2011 à aujourd’hui gardées secrètes par le gouvernement. L’objectif de l’agence étant de compléter les enquêtes préliminaires et les rapports McLaren pour sanctionner les athlètes dopés qui avaient échappé à l’affaire à l’époque.

Ces données transmises par la fédération russe avaient cependant été falsifiées après qu’un lanceur d’alerte inconnu ait délivré les bons documents à l’AMA.

Début juillet, l’AMA a annoncé qu’après une première analyse, près de 300 sportifs russes soupçonnés de dopage avaient été identifiés et que les dossiers de 43 d’entre eux avaient déjà été transmis aux fédérations internationales. L’agence a réaffirmé à plusieurs reprises que ces 43 dossiers demeuraient valables, malgré la falsification de données remises par les Russes à l’AMA.

Cette suspension de quatre ans découle ainsi de toute cette affaire autour de la Russie. L’Agence russe de lutte contre le dopage (Rusada) aura la possibilité de faire appel de cette décision lors d’une réunion devant le tribunal arbitral du sport le 19 décembre prochain.

Haltérophilie. La Fédération égyptienne suspendue 2 ans pour cas multiples de dopage

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Le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) a confirmé ce mercredi 4 décembre la suspension pour deux ans de la Fédération égyptienne d’haltérophilie. Elle a été suspendue après 7 contrôles antidopages positifs en 2016. Les athlètes haltérophiles égyptiens rateront notamment les prochaines Jeux Olympiques à Tokyo, en août 2020.

Mohamed Ehab Mahmoud (-77 kg), champion du monde dans sa catégorie, ne pourra pas prendre part aux prochains JO. CREDIT PHOTO : Radio-Canada

Le Tribunal arbitral du sport a annoncé ce mercredi la suspension pour deux ans de la Fédération égyptienne d’haltérophilie pour des cas de dopage. Cette décision fait suite à la première suspension datant du mois de septembre, ce qui avait privé à la Fédération égyptienne de participer aux Championnats du monde à Pattaya (Thaïlande). La Fédération égyptienne avait alors fait appel de cette décision.

Cette suspension faisait suite à une série de sept contrôles antidopage positifs chez des jeunes haltérophiles en 2016. Chaque fédération comptant au moins trois contrôles positifs sur une période d’un an encourt une suspension, de deux ans en l’occurrence.

Suspendus pour les JO de Tokyo en 2020

 

Le pays, qui ratera de facto, toutes les compétitions internationales ces deux prochaines années en haltérophilie, dont les Jeux Olympiques de Tokyo cet été, avait de plus remporté de nombreuses médailles dans cette discipline. Sur ses 22 participations aux JO, l’haltérophilie avait rapporté 11 des 31 médailles de l’Égypte, dont 5 en or.

Mohamed Ehab Mahmoud (-77 kg) et Sarah Ahmed chez les dames (-69 kg) avaient notamment obtenu deux médailles de bronze lors des derniers JO qui se sont tenus à Rio, en 2016.

Athlétisme. Ophélie Claude-Boxberger contrôlée positive à son tour lors d’un test anti-dopage

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Ophélie Claude-Boxberger a été contrôlée positive le 18 septembre à l’EPO.
Crédit : AFP

L’athlète française de 31 ans Ophélie Claude-Boxberger a été contrôlé positive à l’EPO, rapporte ce mardi l’AFP et le site internet Spé15. Le contrôle datait du 18 septembre 2019. Un nouvel épisode qui plonge un peu plus la fédération française d’athlétisme dans la tourmente.

Décidément, jamais deux sans trois dans l’histoire des athlètes tricolores contrôlés positifs lors de tests anti-dopages cette année. Après les scandales de la marathonienne Clémence Calvin le 27 mars dernier et le demi-fondeur Morhad Amdouni (voir premier article du blog) fin septembre en plein milieu des mondiaux d’athlétisme de Doha (du 27 septembre au 6 octobre), c’est au tour de la demi-fondeuse de 31 ans Ophélie Claude-Boxberger d’être contrôlée positive lors d’un test anti-dopage, a annoncé ce mardi l’AFP.

À l’issue d’analyses datant du 18 septembre, l’athlète tricolore possédait un taux illégal d’érythropoïétine (EPO) dans le sang.

La spécialiste du 3000 mètres steeple est donc au coeur d’une enquête pour dopage. Ce scandale éclate à la veille de l’audition de Clémence Calvin devant l’agence française de lutte contre le dopage (AFLD) après son refus de s’être livré à un contrôle antidopage le 27 mars à Marrakech.

Une enquête préliminaire ouverte contre le médecin Jean-Michel Serra

Jean-Michel Serra, médecin fédéral depuis dix ans au sein de la FFA, est également dans le viseur de ces multiples histoires de dopage.

Le docteur Serra est en effet responsable du service médical de la FFA. Le fait qu’il était très proche de l’athlète accentue d’autant plus sa possible implication dans cette histoire.

Dans l’affaire, le site internet Spé15 précise que « ce contrôle a provoqué mi-octobre, une enquête préliminaire par le Pôle Santé du Parquet de Paris, qui a été notifiée à Ophélie Claude Boxberger en novembre, en même qu’était effectuée une perquisition en son domicile, où se trouvait justement le Docteur Serra. »

Une enquête préliminaire est ainsi ouverte depuis plus d’un mois par le parquet de Paris.

L’enquête porte sur la détention et l’utilisation de substances vénéneuses, ainsi que l’aide à l’utilisation de ces substances, qui sont des infractions figurant dans le code du Sport et de la Santé Publique.

Le médecin fédéral de la FFA Jean-Michel est au coeur d’une enquête du parquet de Paris.
Crédit : CNOSF

Bilan 2019 cataclysmique pour l’athlétisme français

Toutes ces histoires interviennent la même année que lors des catastrophiques Mondiaux de Doha, au Qatar. Sur dix jours de compétition, la France a récolté seulement deux médailles avec Quentin Bigot en argent au lancer du marteau et Pascal Martinot-Lagarde en bronze au 110 m haies. Au final, la FFA a terminé  les championnats au 24e rang. Pour trouver un pire bilan des médailles des Français aux mondiaux d’athlétisme, il faut remonter à Stuttgart en 1993 et à Helsinki en 1983, où les Bleus avaient récolté un zéro pointé.

Natation. Le flou autour d’un contrôle inopiné de Sun Yang

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AFP

Le nageur chinois Sun Yang, suspecté d’avoir détruit son test sanguin au marteau lors d’un contrôle anti-dopage inopiné au mois de septembre 2018, a été auditionné ce vendredi 15 novembre auprès du Tribunal Arbitral du Sport, à Montreux en Suisse. Il risque deux à huit ans de suspension.

Ce vendredi avait lieu une audience publique au Tribunal Arbitral du Sport (TAS) à Montreux, en Suisse. Elle opposait l’agence mondiale antidopage (AMA) à Sun Yang et la fédération internationale de natation (FINA).

L’AMA, qui suspecte le nageur de 27 ans d’avoir volontairement détruit le 4 septembre 2018 son propre échantillon de sang avec un marteau lors d’un contrôle inopiné, réclame une suspension de deux à huit ans de toute compétition sportive pour Sun Yang.

A la suite de la première décision rendue, le panel de la fédération internationale de natation avait conclu que l’athlète de 27 ans « n’avait commis la violation d’aucune règle anti-dopage » et que « la conduite du contrôle n’a pas été proprement suivie (par l’AMA) dans les circonstances et qu’en conséquence, le prélèvement d’échantillons était invalide. »

L’AMA avait alors fait appel de cette décision auprès de la Cour Arbitral du Sport.

Les deux partis ont campé sur leurs positions

Les deux camps sont restés sur leur position tout au long de l’audience qui a durée toute la journée. Chaque côté a développé les mêmes arguments que lors de la première audience.

Le triple champion olympique, sacré aux 400m et 1500 mètres nage libre à Londres en 2012 et sur 200 mètres nage libre à Rio en 2016, a notamment expliqué que cette affaire a « contribué à salir sa réputation ».

Pour l’AMA, Sun Yang a « volontairement refusé de se soumettre à un prélèvement. »

L’icône sportive chinoise tenait à ce que cette opposition soit rendue publique, ouverte aux médias et retransmise en streaming sur internet pour attester de toute sa sincérité et son innocence dans cette affaire.

« Je n’ai pas de respect pour les dopés »

Cette année au mois de juillet 2019, de nombreux nageurs avaient d’ailleurs publiquement montré leur mécontentement auprès de cette décision en critiquant ouvertement Sun Yang de tricheur ou en ne se rendant pas sur les podiums des courses lorsque le Chinois s’y trouvait, lors des Mondiaux de natation à Gwandju en Corée du Sud.

Ce fût notamment le cas du nageur Australien Mack Horton lors du sacre de champion du monde du 400 m du chinois pour la quatrième fois d’affilée.

Mack Horton a refusé de monter sur le podium du 400 mètres des championnats du monde cet été pour montrer sa réprobation envers Sun Yang. PHOTOS : AFP

Un athlète déjà suspendu par le passé

Il avait déjà été suspendu de toute compétition durant trois mois en 2014 pour avoir été contrôlé positif à la trimétazidine, un stimulant illégal pour l’agence mondiale antidopage, en juillet 2014.

La décision du tribunal quant-à cette affaire et le dénouement de l’audience de ce vendredi 15 novembre, sera mise en délibéré et rendue à une date encore inconnue.

NBA. John Collins suspendu 25 matchs pour avoir pris des hormones de croissance

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Le basketeur des Atlanta Hawks John Collins a été contrôlé positif à l’usage d’hormone de croissance à la suite d’un contrôle de dopage, a annoncé ce mardi la ligue américaine de basket. L’américain de 22 ans a écopé de 25 matchs de suspension.

La star du secteur intérieur des Hawks d’Atlanta va rater au minimum deux mois de compétition. Droits d’image : USA Today.

La nouvelle a été annoncée ce mardi, peu avant les rencontres de la soirée en NBA. Alors que les Hawks d’Atlanta s’apprêtaient à défier les Spurs de San Antonio à domicile, la NBA a publié un communiqué annonçant la suspension de leur ailier intérieur de 22 ans John Collins.

Il a ainsi été retrouvé dans ses tests « la libération de l’hormone de croissance-2 (GHRP-2) », a précisé la ligue de basket américaine. Une substance interdite par le programme anti-drogue de la NBA et la NBPA.

À la lutte pour décrocher une place en play-offs à l’issue de la saison régulière, la franchise de Géorgie va devoir se passer pendant deux mois de son joueur star dans le secteur intérieur. Avec des statistiques de 17 points, 8,8 rebonds et 2 contres en 32,2 minutes de joué par match en moyenne après 5 matchs, l’athlète de 2,06 mètres était un joueur déterminant dans le roster des Hawks.

« J’ai pris un supplément alimentaire, contaminé par un composant illégal »

Lors d’un entretien avec le journaliste Adrian Wojnarowski, spécialisé dans la NBA pour le média ESPN, John Collins a tenté de se défendre :  « J’ai toujours été très précautionneux avec ce que je consomme, a-t-il réagi. J’ai pris un supplément alimentaire, contaminé par un composant illégal. »

Il a annoncé son intention de faire appel de cette décision pour retrouver au plus vite les parquets de la NBA.

Troisième suspension pour dopage en NBA depuis cet été

Ce n’est malheureusement pas la première fois depuis le début de la saison qu’un joueur est suspendu par la NBA pour dopage. Dix jours auparavant, le pivot des Suns de Phoenix DeAndre Ayton avait lui aussi écopé de 25 matchs de suspension par la ligue pour infraction à la réglementation antidopage à la suite de la consommation d’une diurétique.

Le 29 août dernier, c’était au tour de Wilson Chandler d’être touché par une affaire de dopage, avec la même punition à la clé.

Un sujet qui devient déjà récurrent donc dans la ligue américaine depuis la reprise de la saison il y a à peine trois semaines.

Athlétisme. Le Français Morhad Amdouni accusé de dopage

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Le champion d’Europe est soupçonné d’avoir consommé des produits dopant entre 2017 et 2018. / DROITS D’IMAGE : AFP

Le champion d’Europe du 10.000 mètres l’an dernier Morhad Amdouni est soupçonné d’avoir acheter de l’EPO et des hormones de croissances, selon la télévision Allemande ARD. Des substances illicites qui pourraient entraîner la suspension de l’athlète Français en compétition officielle.

 

L’athlétisme est gangrené à son tour dans les affaires de dopage. Après la fédération Russe, touchée par une vague de suspensions pour usage de produits dopants, c’est au tour de la France d’être en plein dans la tourmente.

6 mois après la suspension provisoire de la marathonienne Clémence Calvin, sanctionnée pour avoir été soustraite à un contrôle antidopage inopiné de l’AFLD (Agence Française de lutte contre le dopage), lors d’un stage au Maroc, c’est donc au tour de Morhad Amdouni, titré aux championnats d’Europe en 2018 à Berlin, d’être sous le feu des critiques.

Des échanges douteux avec un potentiel vendeur Marocain

En cause, des messages suspects interceptés sur le portable de Morhad Amdouni par la télévision Allemande ARD lors du stage de la FFA (fédération française d’athlétisme) au Maroc. Sur ceux-ci, un correspondant Marocain réclame à l’athlète Français la somme de 150 euros pour lui avoir fourni un paquet d’érythropoïétine (EPO) et des hormones de croissance, deux substances dopantes. L’EPO est un produit qui augmente le nombre de globules rouges dans le sang et ainsi améliore les performances en compétition, d’où son illégalité.

L’athlète de 31 ans a bien sûr démenti toute consommation de ces produits. Il a tenu à réagir auprès de l’AFP après la publication des messages par la télévision Allemande : « c’est une personne que j’ai vu une fois dans ma vie, lors d’un footing au Maroc, a-t-il expliqué. J’ai bloqué le téléphone de cette personne après les championnats d’Europe de Berlin en août 2018. »

Des discussions soupçonneuses datant de 2017

Cependant, le média hexagonal francetvsport s’est procuré des échanges supplémentaires datant de 2017 montrant Morhad Amdouni dialoguer quotidiennement avec ce même correspondant Marocain sur un fil WhatsApp. Sur la discussion, les deux interlocuteurs semblent proches, en témoignent les mots « frères » et les messages où ils se donnent des nouvelles mutuellement de leur santé.

Il avait déclaré forfait à un mois des championnats du monde de Doha (27 septembre – 4 octobre) sur le marathon (42 km).

Le champion d’Europe Français a annoncé son intention de déposer plainte pour diffamation.