Morts suspectes d’animaux d’élevage. Des agriculteurs portent plainte contre X pour sortir du silence

L’Association Nationale Animaux sous Tension (ANAST), une organisation réunissant des agriculteurs, a porté plainte contre X le 4 novembre dernier, relate l’AFP. Son objectif : prouver que des installations électriques présentes à proximité de leurs exploitations sont la cause des troubles de leur santé et de leurs animaux.

CRÉDIT PHOTO : site web : « Éleveurs sous tension »

 

« Aujourd’hui, je ne peux plus vendre mes bêtes, je n’ai pas de revenus. Je ne vis pas. » Les mots de Stéphane Le Béchec, agriculteur possédant un pâturage à Allineuc, dans les Côtes d’Armor, sont forts.

Comme de nombreux exploitants partout en France, il dénonce une dégradation de son état de santé et de celui de son pâturage à cause d’installations électriques à haute tension posées à proximité de ses espaces agricoles.

Le 4 novembre, l’ANAST (Association Nationale Animaux Sous Tension), une organisation basée au Mans rassemblant des dizaines d’exploitants touchés par ce phénomène, a engagé des procédures judiciaires auprès de différents tribunaux, partout en France, pour établir un lien de causalité entre l’impact négatif des installations électriques et la baisse de l’état de santé des animaux des exploitations placées à proximité.

L’ANAST, créée en mai 1993 par des éleveurs de l’ouest de la France, regroupe aujourd’hui des agriculteurs provenant de toute la France. Ils se sont réunis car ils considèrent que « leurs animaux (bovins, porcs, volailles, caprins…), et eux-mêmes, souffrent lorsqu’ils se trouvent à proximité de lignes hautes tensions, éoliennes ou autres installations électriques parasites et vagabondes émises par ces ouvrages. », selon le site de l’association.

Selon elle, les conséquences sur les animaux sont lourdes : malformations, avortements, retards de croissance, troubles du comportement, mortalités anormales ou encore baisse de production laitière.

Inactive durant plusieurs années, l’association a été relancée au Mans le 26 avril 2019 pour obtenir satisfaction dans les différents dossiers qu’elle défend via son avocat, maître Lafforgue.

Ce dernier précise l’acte judiciaire qui va être mené par l’association aux micros du média français BFM TV : « Nous allons engager, pour chacun des éleveurs, une action contre par exemple un opérateur téléphonique ou un parc photovoltaïque, pour demander la réparation des préjudices subis » a-t-il déclaré.

Un phénomène national

 

En Ille-de-France, dans la Sarthe, dans le Doubs … partout en France, les agriculteurs déplorent une dégradation de l’état de santé de leurs bêtes à cause, selon eux, de panneaux et d’antennes électriques installées non loin de leurs pâturages.

À Saint-Longis (72), dans la Sarthe, l’éleveur de lapins Patrick Pilon a recensé la mort de plus de 230.000 de ses bêtes en à peine 5 ans. Après le diagnostic d’un expert, une antenne relais située à 150 mètres de l’exploitation serait à l’origine des dommages. Il a fait faillite et est aujourd’hui en liquidation judiciaire.

À Querrien, près de Loudéac (22), Patrick Le Néchet a perdu plus de 120 vaches de manière inexpliquée en l’espace de 5 ans. Pour lui, le phénomène prend naissance à proximité d’une installation photovoltaïque.

À Allineuc, quelques kilomètres plus loin, Stéphane Le Béchec, 51 ans, vit le même phénomène. 200 vaches de son exploitation sont décédées depuis 2016. Les services sanitaires et les vétérinaires ont conclu que ces morts demeurent inexpliquées. Des installations Enedis (ex ERDF), filiale d’EDF exploitant 95% du réseau de distribution électrique de France, sont postées près de son exploitation. Des géobiologues qui se sont déplacés sur place ont mesuré un taux anormalement élevé d’électricité dans les sols et l’eau de la ferme.

Pour expliquer ces « perturbations », il croit avoir décelé sept zones productrices de nuisances, dont quatre antennes et panneaux photovoltaïques, à proximité de sa ferme. ​« Les bêtes ne boivent pas, font des crises cardiaques et des AVC », a réagi l’agriculteur, qui s’explique dans cette vidéo.

REPORTAGE : LE DÉCÈS INEXPLIQUÉS DE CENTAINES DE VACHES À ALLINEUC

 

Les 500.000 euros d’investissements de Stéphane Le Béchec sont partis en fumée, et sa santé s’est très largement affaiblie depuis qu’il a acquis sa ferme, en 2016. « Aujourd’hui, je ne peux plus vendre mes bêtes, je n’ai pas de revenus, a-t-il confié. Quand on lui demande comment il vit, le quinquagénaire confie : « Je ne vis pas. »

Il avait individuellement porté plainte au mois d’avril 2018 auprès du tribunal de Saint-Brieuc et du procureur de la République contre l’état pour « négligence et mise en danger d’autrui ». Mais, il explique que « l‘instruction s’est terminée début octobre 2019, {qu’il a} reçu le rapport, et {qu’} aujourd’hui, il n’y a pas d’infraction pénale, donc {que} c’est classé sans suite. »

Les riverains des alentours ont aussi des problèmes de santé. Une de ses voisines est en arrêt de travail, disant « contracter les mêmes symptômes liées à la pollution des sols et de l’eau par l’électricité des zones productrices de nuisances. »

Les vétérinaires intervenus sur son pâturage n’ont pas trouvé d’explication aux problèmes de santé des vaches. Les services sanitaires de la Direction Départementale de la Protection des Populations (DDPP) qui ont enquêté le 10 juillet, n’ont pas encore publié de rapport.

L’agriculteur Costarmoricain affirme lui qu’« aucun rapport ne lui sera transmis à la suite de cette visite. »

Un flou sanitaire

Arlette Laval est membre du Groupement Permanent pour la Sécurité Electrique en milieu agricole (GPSE), une structure du Ministère de l’agriculture chargée de régler les problèmes électriques dans les élevages agricoles.

En 2018, elle a réalisée des études approfondies sur une exploitation à Nozay, en Loire-Atlantique. Là-bas, les agriculteurs Daniel et Murielle Potiron affirment que l’inauguration d’un parc éolien en 2012 a tout de suite eu des conséquences sur la santé de leur pâturage, causant la mort de plus de 200 de leurs bovins depuis.

Lors de sa visite, la docteur-vétérinaire a observé que les installations électriques créaient une perturbation dans le comportement des animaux. En revanche elle affirme que les vaches n’ont pas été tuées par un taux d’électricité excessif, expliquant « ne pas avoir mesuré de courant électrique vagabond sur l’exploitation » provenant du parc éolien.

SONORE : ENTRETIEN AVEC ARLETTE LAVAL, MEMBRE DU GPSE

Quelle avancée judiciaire ?

 

Cela fait trente ans que Serge Prévost, président de l’ANAST se bat pour faire sortir cette affaire du silence. Un dossier qui n’a d’ailleurs pas vraiment bougé depuis que des démarches ont été effectuées auprès des tribunaux : « La justice n’est pas rapide. En attendant le rendue des décisions, les exploitants sont sans vaches », a-t-il relaté.

Selon lui, les grands lobbys de l’énergie électrique sont la cause de la lente avancée du dossier,  passant sous silence des éleveurs et des scientifiques : « On a affaire à des scientifiques maqués par les lobbys des énergies. Les scientifiques sont payés par les lobbys pour ne pas sortir la vérité. Pareil pour les agriculteurs. Des sommes pharaoniques ont été distribué par les lobbys à certains éleveurs pour qu’ils se taisent. »

Animaux sous tension assure ainsi, selon Le Parisien, avoir « assez de preuves pour déposer une plainte collective. »

L’association compte également lancer une série d’actions contre le Ministère de l’agriculture pour obtenir l’accès à certaines informations comme des rapports tenus confidentiels par l’institution publique.

Tour de table des prétendants aux législatives

Boris Johnson a tiré profit du premier débat télévisé de la campagne aux élections législatives. Crédit : Les Echos

Avant-propos

Après avoir généralisé l’actualité du Brexit, le blog « Brexit from France » recentre sa veille informationnelle sur la bataille électorale qui débouchera sur les élections législatives du 12 décembre 2019. En effet, dans un régime parlementaire, il n’est pas coutume de retrouver des campagnes politiques aussi caractérisées par des personnes physiques. Du moins, pas autant qu’au sein des régimes présidentiels et semi-présidentiels franco-américains. Alors que les régimes parlementaire anglo-italiens favorisent notoirement l’opposition de listes électorales, les élections législatives britanniques de décembre 2019, mettent aux prises les têtes de listes les plus singulières que l’Outre-Manche ait connu cette décennie. La bataille livrée entre Boris Johnson, Jeremy Corbin et autres Nigel Farage, n’a pas à rougir des oppositions Macron – Le Pen, Trump – Clinton ou Obama – Romney, qu’a connu le monde ces dernières années. Brexit from France vous propose donc de se recentrer sur le duel électoral en cours.

Boris Johnson est donc lancé dans la course aux élections législatives, obtenues devant le Parlement britannique. Le Premier ministre espère remporter la majorité parlementaire, pour réussir le Brexit le 31 janvier 2020. Face à lui, les candidats de différents bords tendent à réussir un Brexit encore plus radical … ou bien à l’éliminer. Tour de table.
Le face-à-face Johnson-Corbin

Le premier opposant à la droite de Johnson est Jeremy Corbin, le leader travailliste du parti Labour. A l’occasion du débat télévisé du 19 décembre diffusé par ITV, l’institut de sondage YouGov, mettait en alerte sur la versatilité des électeurs qui menace Boris Johnson, à l’occasion des législatives. En effet, 37% des électeurs susceptibles de voter le Tory party au pouvoir, se disent prêts à changer de camp, pour les élections du 12 décembre. Pour le moment, les conservateurs profitent d’intentions de vote, élevées à 42%. Contre 28%, pour le Labour Party. L’économie une problématique au coeur de la campagne. Quand Boris Johnson promet une baisse des taxes immobilières aux patrons britanniques, Jeremy Corbin annonce une baisse d’impôts pour les entreprises, et avance la carte de la transition écologique, avec un programme destinés aux apprentis du climat. Boris Johnson est plus ou moins soutenu dans ses promesses enthousiasmant. Si son conseiller spécial Dominic Cummings l’encourage dans ses promesses économiques, d’autres conseillers à Downing Street, rappellent le caractère mesuré des conservateurs, en terme de dépenses.

Une place pour le populisme ?

Le début de campagne a déjà marqué la désertification d’une partie des députés « Tories », le parti de Boris Johnson, à l’occasion de la fin de la session parlementaire. Autour du Premier ministre, les candidats modérés, de gauche comme de droite, ont laissé tombé leur poste dans la course aux élections. Sur les 43 députés « Tories » centristes, par exemple, seuls 26 se représentent pour le 12 décembre. Côté Labour, on déplore notamment le départ du porte-parole des modérés du parti, Tom Watson. Lui et plusieurs collègues, déplorent l’importance du Brexit dans la vie de leur parti politique, depuis l’arrivée de Johnson à la tête du gouvernement. On notera aussi les départs d’Olivier Letwin, le député à l’origine de l’amendement qui avait empêché l’adoption de l’accord trouvé en novembre, entre Boris Johnson et l’Union européenne. Ou encore le départ en retraite de Nicholas Soames, petit-fils de Winston Churchill. La disparition de ces députés modérés de l’échiquier parlementaire britannique, peut laisser une place à prendre aux politiques populistes, comme le craint l’ex-Premier ministre travailliste Tony Blair.

 

Premier « crunch » à la faveur de Johnson

Le premier débat télévisé du 19 novembre aurait tourné en la faveur du Premier ministre en titre. Yougov annonçait que 51% des téléspectateurs britanniques avaient plutôt été convaincus par la performance de Johnson. Dans le détail, 45% des interrogés estiment que Corbin est paru honnête, contre 40% pour Johnson. Le leader travailliste semblait aussi plus proche de la population (oui à 59%), que son opposant (oui à 25%). Mais 54% des enquêtes affirmaient que le Premier ministre était agréable à écouter, contre 37% pour Jeremy Corbin. Ce dernier promet à la population qu’il exécuterait le Brexit en neuf mois. Trois pour le renégocier un accord avec Bruxelles, et six pour le faire adopter au Parlement britannique. Le débat a été marqué par l’intervention du public. Boris Johnson en a profité pour répondre avec humour que son dirigeant européen était « les 27 », ceux qui lui avaient accepté un excellent accord pour le Royaume-Uni dans le cadre du Brexit. Corbin, questionné sur le cadeau de Noel idéal pour cette année, a évoqué un compte de Noel sous le sapin. « Pour mettre fin à neuf ans d’austérité conservatrice ». Le prochain débat entre les candidats sera le 6 décembre.

Brexit. Des élections pour exécuter le Brexit, ou le perdre ?

Le leader du Brexit Party, Nigel Farage, propose à Johnson d'abandonner l'accord avec l'UE, et d'adopter la ligne d'un hard Brexit. Crédit : Static Independant;

J-83. Le Brexit a bien été retardé de trois mois. Pour le réussir le 31 janvier 2020, Boris Johnson a convoqué des élections législatives, pour constituer une majorité parlementaire en sa faveur. La tenue de ces élections apparait comme une victoire pour Boris Johnson, mais peut potentiellement voir la défaite du Premier ministre. Voire, la fin du projet Brexit ?

Dans un premier temps, on retiendra que Boris Johnson a échoué à exécuter le Brexit au 31 octobre 2019. Le Premier ministre britannique avait pourtant obtenu un accord de sortie de l’Union européenne avec Bruxelles, le 17 octobre. C’était sans compter sur le désaccord du Parlement britannique, emmené par l’amendement du député Oliver Letwin.

Des élections pour une majorité parlementaire …

A la reconquête d’une majorité parlementaire, Boris Johnson a tenté, en deux temps, de convoquer des élections législatives, pour le 12 décembre 2019. Lundi 28 novembre, une première motion du gouvernement proposait ces élections au Parlement, mais n’obtenait pas la majorité. Dès le lendemain, un deuxième texte de Boris Johnson, plus court, donnait gain de cause au Premier ministre. C’est la date du 12 décembre qui a été retenue, la seule disponible pour la fin d’année. En effet, il fallait prévoir la dissolution du Parlement vingt-cinq jours avant les élections, et anticiper les activités de Noel dans les lieux publics, pour l’organisation des votes. Enfin un pari gagné pour Boris Johnson. Gagné, mais risqué. Sur les 650 députés à élire, Boris Johnson et le parti conservateur doivent remporter au moins 320 sièges. Et l’avance du Premier ministre est encore confortable, dans les sondages.

… ou pour perdre la gouvernance ?

Ces élections peuvent permettre à Boris Johnson de constituer une majorité parlementaire, en vue de réaliser le Brexit. Mais il peut craindre le revers de médaille. La volatilité des électeurs britanniques peut faire trembler le gouvernement en place. Pour un bref tour de table des candidats. Le danger pour Johnson peut venir du Scottish National Party (SNP), qui peut reprendre 20 à 30 sièges aux Tories, dans la circonscription écossaise. Le Labour party visera à remporter plusieurs sièges grâce à son implantation du côté de Londres, et les Libéraux-Démocrates joueront les trouble-fêtes, à travers plusieurs circonscriptions dans le Sud du pays.

Reste la question du Brexit Party, emmené par Nigel Farage. Le nom est on ne peut plus explicite. L’extrême droite britannique a proposé à Boris Johnson d’adopter sa ligne de conduite dure et ferme dans la réalisation du Brexit. Sans quoi, elle présentera des candidats « à travers toutes les cicronscriptions d’Angleterre, d’Ecosse et du Pays de Galles« . Nigel Farage a donc demandé à Johnson d’abandonner son accord négocié en octobre avec l’UE, et de la rejoindre dans la réalisation d’un Brexit pur et dur. Une voie semblable à celle qu’avait promis Johnson, au moment de son arrivée à la tête du gouvernement. Tour de force supplémentaire, Nigel Farage a invité Donald Trump dans l’émission quotidienne qu’il dirige sur Radio LBC. Le président américain a critiqué l’accord parvenu entre Johnson et l’Union européenne, et a encouragé l’alliance Johnson-Farage, qu’il juge « inarrêtable« .

 

 

 

Peter Kellner, ancien directeur de l’institut de sondage « Yougov », prévoit une division de la campagne ainsi : d’un côté, le « Get Brexit done » de Boris Johnson, propulsé par les Tory et du Brexit Parties. De l’autre côté, la coalition « Don’t trust Boris », des LibDéms et des Travaillistes. Les deux slogans se déchireront d’ici le mois prochain.

Brexit reporté, élections anticipées ?

Oliver Letwin, le député britannique à l'origine de l'amendement obligeant le report du Brexit. Crédits : The Evening Standard.

La semaine devait être décisive dans la réalisation du Brexit. Elle n’a que décuplé les incertitudes, avec le report attendu de la date butoir, et les élections anticipées, demandées par Boris Johnson.

Entre les sommets européens du 17 et 18 octobre, puis le « Super sunday » au Parlement britannique, on s’attendait à voir des éléments de réponse tomber, dans le dénouement du Brexit . La semaine a finalement a fait mal aux projets de Boris Johnson.

Un amendement parlementaire pour un report

 C’est le député conservateur Oliver Letwin, qui fit le premier pas lors du « Super Sunday » pour enclencher le report du Brexit. Avec un amendement proposé au parlement et ratifié par 322 députés contre 306, il a contrecarré les plans gouvernementaux. L’objectif de l’amendement ; empêcher les députés « hard-brexiters » de ratifier l’accord de divorce trouvé entre l’UE et le Royaume-Uni la semaine dernière, et d’empêcher Boris Johnson de précipiter un Brexit sans accord. Oliver Letwin définit lui même son amendement comme une « police d’assurance contre le no-deal ».  Pourtant, l’intéressé se dit favorable à l’accord de divorce trouvé. Son amendement permettra aux députés de l’examiner en détails. Et anéantit plus ou moins la possibilité de voir le Brexit s’effectuer le 31 octobre. 

Contrarié, « Bojo » adressait trois lettres à Bruxelles, lundi. Une première officialisant la demande de report. Une autre demandant de ne pas tenir compte de la première … et une troisième confirmant que le gouvernement britannique ne souhaitait pas retarder le Brexit, mais qu’il avait envoyé ces lettres pour respecter l’amendement ratifié de Oliver Letwin. Mercredi 23 octobre, l’Union européenne devait décider du nouveau délai qui serait accordé au Royaume-Uni pour réussir le Brexit.

Des élections anticipées

Deuxième enjeu apparu ; la reconstitution d’une majorité pour Boris Johnson, qui n’a plus la possibilité de faire passer un Brexit « no-deal » auprès de Westminster. Bousculé depuis plusieurs mois par les activités parlementaires, le Premier ministre peut profiter d’un report du Brexit pour précipiter des élections législatives et se refaire une majorité parlementaire, pour mener à bien sa deuxième tentative de Brexit. Les sondages sont favorables à la reconstitution d’une majorité pour Johnson et les « Tories », en vue d’élections anticipées. Jeudi 24 octobre, Johnson a demandé l’accord du parlement pour de nouvelles législatives, en échange d’un délai plus important, pour examiner le projet de loi de Brexit conclu la semaine dernière. La date butoir pour accepter le deal de Boris Johnson correspond au 6 novembre, soit la dissolution de la Chambre des communes. Les députés ont ainsi une pression et doivent rendre une décision rapide.

Du côté européen, la demande ne change pas immédiatement les plans de Bruxelles. Ce vendredi 25 octobre, la Commission européenne réunit ses vingt-sept membres étudier la demande de report du Brexit, qui s’étend au 31 janvier. Selon la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, le report a de grandes chances d’être effectué. Pour que les élections de Boris Johnson soient effectuées, il faut qu’une majorité de 434 voies les approuvent.

Transmusicales : l’historique d’une ouverture internationale

Acte majeur de la programmation culturelle et musicale rennaises, les Transmusicales ont progressivement ouvert leurs scènes aux artistes internationaux. Créé en 1979, le festival ne proposait que des artistes français. En 2018, 26 nationalités étaient représentées. Le résultat d’une ouverture accélérée dès les années 80.

Sur les 2725 artistes ayant défilé sur les scènes des Transmusicales en quarante ans, 1243 étaient français. Une grande moitié, partagée avec l’arrivée des couleurs internationales, sur la scène bretonne. Lors des deux première éditions de 1979 et 1980, les vingt-cinq artistes présents étaient exclusivement français. Le premier étranger des « Trans » restera Opposition, représentant la Grande-Bretagne. La décennie des années 80 voit une accélération progressive, et une demi-douzaine d’artistes étrangers assurent leurs prestations jusqu’en 1987, avant de passer la barre symbolique de la dizaine.

Les années 90 marquent le dépassement d’un nouveau cap, en maintenant une moyenne de 15 artistes étrangers présents aux Transmusicales. Seules 1991 et 1993 marquent des rebonds dans le temps, en ne rassemblant respectivement que 7 et 5 artistes étrangers. Après ses vingt-ans et fort du passage de certains artistes tels que les Daft Punk, Etienne Daho, Noir Désir, Justice ou Stromae, le festival construit sa notoriété à l’étranger, et maintient la liste des 20 artistes étrangers présents par édition.

Enfin, les années 2010 voient les Trans dépasser les trente artistes étrangers par édition. Le symbole d’une ouverture internationale, marquée aussi par l’exportation du festival en terre étrangère, dans cette même décennie. Sur cette période, les festival a exporté des artistes français notamment en République tchèque, en Norvège, en Chine, mais aussi en Russie.

Brexit : La semaine de vérité

Boris Johnson, regard fixe, va vivre la semaine la plus décisive de son jeune mandat de Premier ministre. Crédits : Le Point.

Queen’s speach ce lundi, sommets européens, « Super saturday » le week end prochain au Parlement britannique… À dix-sept jours de la date butoire, plusieurs éléments de réponse quant aux négociations du Brexit, devront tomber cette semaine.

Lundi 30 septembre, Boris Johnson avait profité de la clôture du congrès des conservateurs britanniques à Manchester, pour faire part de sa proposition de sortie de l’Union européenne. Mais sa double frontière, maritime et terrestre, imaginée entre l’Irlande et le Royaume-Uni, couplée à la retenue temporaire de l’Irlande dans le marché unique européen, n’a pas convaincu les vingt-sept. Un coup dur pour le premier ministre britannique, après ses déboires juridiques et parlementaires déjà subis dans son pays, ces deux derniers mois. 

Pourtant, la rencontre organisée jeudi 10 octobre avec son homologue irlandais, Léo Varakdar, pourrait être le premier acte d’une série d’avancées, dans les négociations autour du Brexit. Retranchés au Thornton Manor (Merseyside) à l’abri des tempêtes londoniennes et bruxelloises, les deux politiques ont entretenu deux heures de négociations sous le signe de l’espoir. Au tournant du déjeuner, un communiqué des deux parties annonçait qu’ils « pouvaient voir un chemin vers un possible accord ». Une voie appuyée en conférence de presse par Léo Vadkar, qui affirmait que la solution pourrait être trouvée d’ici le 31 octobre. Après ces déclarations, la livre sterling a effectué sa plus belle remontée en bourse depuis cinq mois, par rapport au dollar et à l’euro.

Éléments clés depuis Londres et à Bruxelles

Poussée à maintenir le blocage des activités parlementaires outre-manche par Boris Johnson en août, la reine Elizabeth II prononce un Queen’s speach ce lundi, devant le Parlement. Elle révélera le plan gouvernemental écrit par Boris Johnson, dans la dernière ligne droite du Brexit. Le discours de la Reine devrait donc dévoiler la tenue des négociations finales avec Bruxelles, et annoncer plusieurs réformes post-Brexit, qui seront appliquées au Royaume-Uni. Ce lundi est aussi marqué par l’entretien entre Emmanuel Macron, Angela Merkel, Jean-Claude Juncker et Boris Johnson. Après son entretien avec Leo Vadkara, Johnson tentera de convaincre ses homologues franco-allemands d’adopter l’accord qu’il a dessiné pour le Brexit. Autrement, il tentera de les acclimater à sa version du Brexit. 

D’emblée, le sommet européen des jeudi 17 et vendredi 18 octobre, éclaireront encore le sort du Royaume-Uni. Le conseil européen pourrait examiner la proposition imaginée par Boris Johnson et Léo Varadkar jeudi dernier pour rendre un accord sur le Brexit. Si les vingt-sept traitent bien cette proposition britannique, mais la rejettent, le Brexit with no deal se ferait sentir de plus en plus fort. N’oublions pas la promesse de Boris Johnson de quitter l’Union européenne au soir d’halloween, avec ou sans accord.

« Super sunday » et rencontre franco-allemande

Retour au Royaume-Uni dimanche 20 octobre, où la Chambre des Congrès se réunit pour le Benn Act. Le Parlement doit décider s’il ratifie ou non un accord avec Bruxelles, selon ce qu’il ressortira du sommet réalisé par le Conseil européen l’avant-veille. Le Brexit, deal ou no deal, pourrait donc être décidé ce week-end. Outre Si malgré les négociations irlando-royaume-uniennes du jeudi 10 octobre, le discours de la Reine devant le Parlement aujourd’hui, le sommet européen des 17 et 18 octobre, la semaine qui débute ce lundi, se conclut sans qu’un accord soit trouvé dimanche prochain, alors, Boris Johnson pourra affirmer devant la Parlement britannique et devant l’Europe, qu’il actera le Brexit no deal.

Une loi ratifiée par le Parlement britannique début septembre, oblige son Premier ministre à repousser la date butoire du Brexit, en cas de no deal. Malgré le risque de destitution, Boris Johnson a ré-affirmé que le Brexit sera acté le 31 octobre, quoi qu’il arrive. Au delà de livrer le dénouement du Brexit, les événements de cette semaine pourront indiquer si un clash gouvernemental et parlementaire, se profile au Royaume-Uni.

Articles utilisés pour réaliser cet article :

https://www.google.com/amp/s/www.boursorama.com/actualite-economique/actualites-amp/brexit-johnson-va-s-entretenir-avec-macron-et-merkel-d-ici-lundi-soir-selon-la-presse-a0045f4b1b43bba7dcc26fb63fc02dad

https://www.cnews.fr/monde/2019-10-13/rencontre-macron-merkel-discours-de-la-reine-sommet-europeen-une-enieme-semaine?amp

https://www.google.com/amp/s/www.lesechos.fr/amp/1139053

-https://www.google.com/url?sa=t&source=web&rct=j&url=https://www.lemonde.fr/international/article/2019/10/10/brexit-dublin-en-position-de-force-face-a-londres_6015005_3210.html&ved=0ahUKEwjrjP6V35nlAhXOz4UKHc1XDkMQxfQBCCgwAA&usg=AOvVaw10ZJGqnjidRSkNZyzz-GQF

Dont trouvés depuis le flux inoreader :

  • https://www.google.com/url?sa=t&source=web&rct=j&url=https://www.lemonde.fr/international/article/2019/10/10/brexit-dublin-en-position-de-force-face-a-londres_6015005_3210.html&ved=0ahUKEwjrjP6V35nlAhXOz4UKHc1XDkMQxfQBCCgwAA&usg=AOvVaw10ZJGqnjidRSkNZyzz-GQF

Dont trouvés depuis les sources Twitter :

-https://www.google.com/amp/s/www.lesechos.fr/amp/1139053