La situation hydrique mondiale

La situation hydrique mondiale

Avec seulement 2,8 % d’eau douce sur terre pour 7 milliards d’habitants la situation hydrique de la planète terre est inquiétante. Nos réserves en eau s’amenuisent au rythme d’une croissance exponentielle.

« La plus grande sphère, de 1.400 km de diamètre, concentre toute l’eau terrestre (salée et douce). La petite sphère (272,8 km de diamètre) à droite représente le volume total d’eau douce. Et enfin, la plus petite sphère (56,2 km de diamètre), concentre toute l’eau douce terrestre disponible pour la consommation (lac, rivière, une partie des nappes phréatiques) ». © Howard Perlman, USGS, Jack Cook, Woods Hole Oceanographic Institution, Adam Nieman https://www.futura-sciences.com/planete/questions-reponses/eau-y-t-il-eau-douce-monde-805/

À l’échelle planétaire l’eau est une ressource de plus en plus rare. D’après une étude de L’institut World Resources (WRI) un quart de la population mondiale se trouve dans une situation de pénurie d’eau grave. Et les causes de ce manque d’eau ne sont pas seulement liées au réchauffement climatique et aux phénomènes de sécheresse qui en découlent. Le problème est ancré bien plus profondément dans nos de modes de production et de consommation capitalistiques. Les chercheurs à l’origine de l’étude ci-dessus ont constaté que « les prélèvements d’eau dans le monde ont plus que doublé depuis les années 1960 en raison de la demande croissante – et ils ne montrent aucun signe de ralentissement »

Point sur les ressources en eau

Alors même que l’eau couvre  361 millions des 510 millions de km2 de la surface terrestre, l’eau douce ne représente qu’une part infime du total : 35 millions de km³.

Autrement dit, la proportion d’eau douce sur terre est seulement de 2,8 %   pour un volume global d’eau de 70 %. Pour ainsi dire, un rien. Un si petit rien que cette ressource en eau douce se concentre sur 60 km de diamètre.

Shéma

Les pronostics futurs

En 2050, plus d’un milliard d’êtres humains, notamment des urbains pourraient drastiquement manquer d’eau. C’est donc 1 septième de la population mondiale, (soit l’équivalent de la population du continent africain) qui devraient faire face à un manque encore plus accru d’eau qu’il ne l’est déjà, puisque aujourd’hui 2,1 milliards de personnes ne disposent pas d’eau potable chez elles. 

Selon France Info, « Des chercheurs américains ont calculé qu’il restait 1,38 milliard de km3 d’eau, une bulle d’eau plus petite que la taille des États-Unis. » Une quantité qui semble dérisoire quand l’on sait que la consommation d’eau sur la planète atteint 4 milliards de m³ par an.

Alors même que les effets du changement climatique s’accélèrent avec un nombre toujours plus constant de de catastrophes naturelles et que notre manière de consommer et de produire reste sous le prisme de la mondialisation, la situation hydraulique mondiale risque de s’aggraver : « l’eau est devenue un enjeu politique majeur, et sa maîtrise, ainsi que son partage, de potentielles sources de conflits. »

L’eau radioactive de Fukushima

L’eau radioactive de Fukushima

Presque 9 ans après l’accident nucléaire de Fukushima, le 11 mars 2011, le gouvernement japonais envisage de déverser plus d’un million de tonnes d’eau radioactive dans l’océan pacifique.

https://www.la-croix.com/Ethique/Environnement/Fukushima-et-les-enjeux-de-l-eau-radioactive-2013-09-09-1010724

Pour l’instant l’eau ayant servi à refroidir les réacteurs nucléaires pendant près de 9 années, à raison de 200 m cube d’eau par jour, est stockée dans des cuves d’eau. 1,2 million de tonnes d’eau sont actuellement stockées sur le site. Mais selon Tepco (Tokyo Electric Power Company), la société exploitant la centrale de Fukushima-Daiichi, en 2022, il n’y aura plus l’espace suffisant pour stocker l’eau radioactive.

Pour pallier à ce problème de stockage, le ministère Japonais de l’économie du commerce et de l’industrie propose de libérer progressivement l’eau dans l’océan pendant sept années. Selon le ministère  » Ce déversement permettrait de la diluer et de la disperser de manière stable . » Si le gouvernement japonais privilégie cette option plus que les autres (enfouissement de l’eau sous terre, évaporation dans l’air ou stockage de l’eau dans les cuves) c’est avant tout pour des raisons pécuniaires. Le déversement de l’eau contaminée se présente comme « la solution la plus rapide et la moins onéreuse » pour le ministère.

Le traitement de l’eau

D’après l’AFP, L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA)  avait conseillé l’option « du rejet contrôlé en mer ». Mais cette option ne peut être envisagée tant que l’eau n’est pas suffisamment décontaminée. Tepco l’a d’ailleurs admis : « une grande partie est encore lourdement chargée en éléments radioactifs dangereux pour la chaîne alimentaire. » Le système d’équipement d’élimination de plusieurs nucléides (ALPS)  mis en place pour décontaminer les eaux n’est pas suffisamment efficace pour accompagner l’option du déversement dans l’océan. En effet, d’après Trust My Science « 80% [des eaux traitées], contenaient encore des substances radioactives au-dessus des seuils de rejet » 

Et même si « une partie des éléments radioactifs peut être éliminée, cette eau comporte encore après décontamination du tritium. »

Selon une étude de l’ASN (Autorité de Sûreté Nucléaire), la toxicité de cette substance radioactive serait sous estimée.

Une solution non sans risque

L’option de la dissolution des eaux dans la mer pourrait présenter des risques pour l’écosystème marin étant donné que « le niveau de radioactivité est particulièrement élevé, rendant notamment les poissons impropres à la consommation. » Un propos que l’Express nuance : « Mais on ne perçoit dans le temps que très peu de fluctuation de cette radioactivité. Autrement dit, elle n’augmente quasiment pas. »

Néanmoins, d’après l’IRSN « Les espèces marines sont encore parfois contaminées en radiocésium à un niveau qui dépasse la limite fixée par les autorités sanitaires japonaises(100 Bq.kg-1), ». 

Pour Shaun Burnie, spécialiste nucléaire de Greenpeace Allemagne « Rejeter ces eaux dans le Pacifique est la pire option et doit être exclue. La seule option viable, et ce n’est pas sans risque, est le stockage à long terme de cette eau dans des réservoirs en acier robustes au moins pour le prochain siècle et le développement parallèle de la technologie de traitement de l’eau. »

Marrée noire sur la côte brésilienne

Marrée noire sur la côte brésilienne

Depuis la fin août près de 3 000 km du littoral brésilien ont été touchés par une catastrophe pétrolière qui a atteint l’État de Rio de Janeiro

LEO MALAFAIA VIA GETTY IMAGES

 

La marée noire qui a frappé la côte la plus septentrionale du Brésil est considérée comme  » la plus grave catastrophe pétrolière jamais observée sur les côtes d’Amérique du Sud  »  selon l’ONG environnementale Robin des Bois.  En effet, le 30 août, l’arrivée massive de pétrole brut sur les plages du nord-est du pays a été détectée. Avec 900 tonnes de déchets ayant pollué au moins 400 plages sur 3000 km de côtes. En plus d’avoir un impact calamiteux sur l’environnement, cet accident a un effet sur le secteur économique : la pêche et le tourisme.

Mais cette situation plus dramatique ne semble pas faire sortir Bolsonaro et son gouvernement de son indifférence totale. En effet, le président du Brésil a attendu quarante jours avant de déclencher une action d’urgence et d’envoyer la marine.

Impact sur la santé

Pour compenser cette inaction, la population de cette côte brésilienne a ramassé 1000 tonnes de substance polluantes. Mais ce n’était pas sans danger. Selon Gerald Graham, un expert canadien en matière de lutte contre les déversements d’hydrocarbures, les autorités devraient empêcher les gens d’aller sur les plages. Car être surexposé à des hydrocarbures non protégés peut causer des blessures ou la mort.

Impact sur l’environnement

Les conséquences de ce déversement de pétrole sur l’écosystème marin sont dramatiques. Selon le journal français Le Parisien  » Nombre d’animaux sont déjà morts, notamment les dauphins, les martins-pêcheurs et les tortues  » Les coraux, les baleines et les oiseaux sont également touchés. En effet, selon José, un citoyen brésilien  » Les baleines qui se reproduisent dans le nord-ouest du pays, dans la région de Bahia, non loin des mangroves sont maintenant menacées « .

Les animaux marins ne sont pas seulement victimes du monstre de la pollution. Tout l’écosystème marin en souffre. Cette catastrophe dramatique a atteint des lieux aussi fragiles que des écosystèmes d’exception : mangroves, estuaires, embouchures de rivières.

Dans certaines régions du pays, la pêche artisanale est l’activité principale des communautés. Selon un pêcheur, les poissons ne sont pas touchés par la catastrophe. Mais à cause de cet événement, les chaises longues sont vides et les gens n’achètent pas de poisson. 

Aux premières loges du réchauffement climatique

Aux premières loges du réchauffement climatique

Le nombre de réfugiés climatiques ne cesse d’augmenter partout dans le monde en même temps que le réchauffement atmosphérique croît, que le niveau de la mer monte et que les sols s’affaissent.

https://www.demotivateur.fr/article/refugies-climatiques-une-ong-alerte-sur-le-besoin-urgent-de-trouver-des-solutions-pour-ce-qui-pourrait-etre-la-crise-majeure-des-dix-prochaines-annees-11707

Les catastrophes naturelles liées au dérèglement climatique s’accroissent de façon significative aux quatre coins du monde. Entre 2016 et 2017, le nombre de catastrophes climatiques a augmenté de 217 %, passant de 327 catastrophes naturelles en 2016 à 710 en 2017. Des chiffres inquiétants qui soulèvent d’autres problèmes : l’augmentation du nombre de réfugiés climatiques.

https://www.notre-planete.info/terre/risques_naturels/catastrophes_naturelles.php

D’après le rapport mondial 2018 sur les déplacements internes,  » Sur les 30,6 millions de personnes forcées de quitter leur foyer dans le monde en 2017, 61 % ont été chassées par les catastrophes. » Plus de la moitié des nouveaux déplacements internes dans le monde sont liés au changement climatique et aux phénomènes qui en découlent, dépassant même le nombre de déplacements liés aux conflits. L’aggravation des effets du changement climatique est donc à l’origine de nombreuses migrations environnementales. Selon la dernière étude du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), ce phénomène pourrait pousser 280 millions de personnes à migrer à cause des catastrophes climatiques d’ici 2100.

https://medium.com/@Ethique/aider-les-r%C3%A9fugi%C3%A9s-climatiques-solidarit%C3%A9-ou-responsabilit%C3%A9-5faf044ebc5c

 

https://www.banquemondiale.org/fr/news/feature/2018/03/19/meet-the-human-faces-of-climate-migration

D’autant plus que l’essentiel de la population mondiale se concentre sur les littoraux, c’est à dire sur les zones les plus vulnérables aux catastrophes naturelles, telles que les séismes ou les inondations. En effet, d’après l’observatoire du littoral plus de 60 % de la population mondiale vit sur la côte.

 

http://segpafacile.weebly.com/la-reacutepartition-de-la-population-mondiale.html

Deux phénomènes climatiques majeurs sont à l’origine de ces migrations climatiques : la montée des eaux et l’affaissement des sols.

La montée des eaux

La montée des eaux est un phénomène climatique engendré par le réchauffement atmosphérique, conséquence de l’activité humaine. Ne cessant d’augmenter, la température de l’air génère la fonte des glaces. Mais ce n’est pas tout. Un autre phénomène physique s’ajoute à cela : la dilatation de l’eau, c’est à dire l’expansion volumique de la mer liée à une hausse de température de cette dernière.

 

https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/rechauffement-climatique-hausse-oceans-nepargnera-pas-grandes-puissances-mondiales-60711/

Un rapport des scientifiques français de l’Alliance nationale de recherche pour l’environnement datant du 24 octobre dernier met en lumière le fait que le niveau des océans augmente hâtivement. Ce dernier cite le rapport spécial du GIEC sur les océans selon lequel «la hausse du niveau de la mer pourrait atteindre 60 à 110 cm d’ici 2100 si les émissions de gaz à effet de serre continuent d’augmenter au rythme actuel »

Affaissement des sols

Un second phénomène géologique s’ajoute à la montée des eaux : la subsidence, un lent affaissement de la croûte terrestre. Selon des chercheurs du centre allemand de recherche en géosciences de Potsdam ayant réalisé une étude sur le sujet, la surexploitation des nappes phréatiques en serait l’une des principales causes. Le développement urbain semble être l’un des élément déclencheur de ce phénomène d’affaissement des villes provoqué par l’effondrement des sols.

https://www.google.com/search?biw=1097&bih=526&tbm=isch&sxsrf=ACYBGNSGxKKMgd3u1kwj9-ZUoTkysIQHYQ%3A1572198450606&sa=1&ei=Mti1XZfSJIThxgO7r7kI&q=carte+affaissement+des+sols+dans+le+monde&oq=carte+affaissement+des+sols+dans+le+monde&gs_l=img.3…21137.24018..24272…1.0..0.82.1112.15……0….1..gws-wiz-img.5_HqzWKztMM&ved=0ahUKEwiXs6jR_7zlAhWEsHEKHbtXDgEQ4dUDCAc&uact=5#imgrc=h-CDJN02TEqUuM:

Téhéran, Bangkok, Tokyo, Jakarta, Nantes, Mexico, les deltas chinois, autant de grandes villes mondiales victimes de ce phénomène dramatique pour ses habitants. Par exemple Jakarta se situe déjà en dessous du niveau de la mer. Selon un chercheur de l’Institut technologique de Bandung, « 95 % de la partie nord de la ville sera submergée d’ici 2050.« 

Un déjà trop vaste problème amplifié par une forte concentration de l’activité économique liée à la mondialisation sur le littoral. L’on peut donc se demander qu’en sera t-il lorsque des grandes mégalopoles comme Tokyo seront submergées par la mer ?

Monts d’Arrée : la culture des plantes médicinales

À son compte depuis 2013 en tant que cotisante solidaire, Élisa Boillot, herboriste, cultive ses plantes dans la commune de Berrien dans les Monts d’Arrée.

La moiteur de l’air émanant d’une mer de nuages diffuse une odeur de terre humide. C’est ici entre plateau bocager, landes et tourbières que vit Élisa, herboriste. Elle réside à Trédudon le Moine, petit hameau de la commune de Berrien situé au pied des crêtes schisteuses des Monts d’Arrée. L’atmosphère y est apaisante. L’air y est si pur.

Depuis sa tendre enfance, Élisa Boillot est attirée par les médecines alternatives. Au fil des années, elle s’est documentée et a élargi ses connaissances sur le sujet. Après avoir été diplômée de l’École bretonne d’herboristerie à Plounéour-Ménez, elle a monté sa micro-entreprise l’Effet des simples en 2013.

Au détour d’un chemin, adjacent à l’atelier de l’herboriste un vieil homme, un voisin l’interpelle : « J’ai besoin de tes services. J’ai fait une liste de plantes pour les insuffisances hépatiques et les engorgements du foie. J’ai besoin de prêle, de busserole, de racine de réglis. Est ce que tu aurais ça ?».

Les activités d’une herboriste

Ici le temps semble s’arrêter. Mais pas pour la quarantenaire qui s’affaire dans son jardin de plantes. Verveine, agastache anisée, monarde, thym cumin, une multitude de plantes tapissent le terrain aux allures de sanctuaire botanique. Les fleurs bleues, mauves, fushias et jaunes contrastent avec le vert flamboyant de la végétation environnante. Dans cet eldorado de la médecine alternative, tout est cultivé de façon naturelle. Ici pas d’engrais ni de produits phytosanitaires. Pour augmenter la récolte, c’est la technique de la permaculture qui est employée, un procédé qui permet de reproduire le fonctionnement des écosystèmes. « J’ai mis des éléments pour pailler les plantes afin de faire un jardin en permaculture. Ça permet de rendre la terre riche et vivante. » explique Élisa Boillot.

Maintenant place à la chasse aux limaces pour préserver les différentes variétés enracinées dans le sol. La femme déambule avec précaution entre les massifs de fleurs et de plantes. Elle se penche et vérifie méticuleusement si les gastéropodes n’ont pas élu domicile dans cet eden fort appétissant pour eux. Et bingo ! La chasse aux limaces a porté ses fruits ou peut être ses fleurs. Une dizaine de baveuses ont été débusquées.

Direction l’atelier désormais où Elisa prépare et élabore ses produits naturels à partir de sa récolte. « Après la cueillette, je transforme les plantes. Soit je les fait sécher pour faire des tisanes, soit je les mets fraîches ou séchées dans du vinaigre ou dans des huiles alimentaires » précise Élisa en montrant un bocal dans lequel baignent des fleurs de calendula aux couleurs du soleil. « Le vinaigre de cidre me sert à conserver et potentialiser la plante parce que c’est super riche en oligoéléments» ajoute t-elle.

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