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Une liste rouge mondiale prescriptrice de l’Union internationale pour la conservation de la nature énumère chaque année le nombre d’espèces animales menacées. Dans le monde, 750 espèces animales ont disparu, 2700 sont en voie d’extinction et 12 500 sont menacées. Le réchauffement en est la principale cause. Nous allons voir dans cette enquête quelles sont les conséquences précises.

Un rapport de WWF paru en 2018 rapporte que les populations de vertébrés ont été réduites de 60% depuis 1970.1 Les causes qui expliquent cette diminution sont nombreuses. Parmi elles : la destruction des habitats naturel dû à l’exploitation forestière ou minière, l’agriculture intensive, l’urbanisation, la surexploitation, la pollution, les maladies et le changement climatique. Pour mieux visualiser les conséquences sur les animaux, voici une carte du monde qui répertorient le nombre d'espèces menacées dans chaque pays. 

Si il y a déjà eu auparavant des extinctions de masse d'espèces, elle est aujourd’hui cent à mille fois supérieur à celui des cinq grandes extinctions précédentes explique Arnaud Gauffier, responsable agriculture et alimentation au WWF-France.
Dans de nombreux cas, le réchauffement climatique est un facteur aggravant quand il est associé à l’urbanisation faite par l’homme.2 Par exemple, le changement climatique est responsable de la disparition de certaines îles dans le pacifique notamment, de l’augmentation de la fréquence et de la violence de phénomènes climatiques comme les ouragans et les canicules, et menace la survie de certaines espèces.

« Ralentir l’intensité du changement climatique est vital pour l'avenir de nombreuses espèces »

Les exemples d’impacts du réchauffement climatique sont nombreux. Pour Bob Scholes et Hans-Otto Pörtner, tous les deux auteurs au sein du GIEC, qui ont participé aux chapitres du rapport concernant les écosystèmes, pensent que ralentir l’intensité du changement climatique « est vital pour l'avenir de nombreuses espèces ». De plus, « afin d'épargner plusieurs milliers d'espèces, nous devons radicalement réduire les émissions de gaz à effet de serre, et nous devons le faire bientôt »3. En seulement un demi siècle, l’empreinte écologique mondiale, qui mesure l’impact des activités humaines sur les ressources naturelles, à presque triplée...4

Des conséquences irrémédiables pour les animaux

Face à ces changements climatiques, certains animaux parviennent à s’adapter, pour d’autres c’est plus compliqué et certains n’y ont pas survécu.
Selon Scholes et Pörtner, le crapaud doré, originaire d'Amérique centrale, n’a pas résisté au changement climatique. La dernière fois qu’on a aperçu cette espèce c’était en 1989. Il vivait alors dans les forêts montagneuses humides, qui ont également succombé aux affres du changement climatique, notamment la sécheresse.5 Des chercheurs ont également montrés que le réchauffement climatique provoque des modifications morphologiques chez certains animaux.

C’est le cas pour l’éléphant d’Afrique par exemple, dont le cerveau grossit.6 Pourquoi le cerveau des éléphants grossit-il en période de changement climatique ? Les chercheurs émettent deux réponses :

- pour s’adapter et trouver des solutions, comme migrer pour trouver davantage denourriture par exemple
- ils vont développer leur mémoire pour se souvenir des points d’eau en période desécheresse

"Le cerveau de l’éléphant d’Afrique grossit..."

Si les éléphants sont le parfait exemple des animaux qui ont la capacité de s’adapter au réchauffement climatique, pour d’autres les conséquences sont inquiétantes.
Comme le lièvre d’Amérique. Une étude menée par l’université du Montana aux États- Unis explique que cet animal dont le pelage brun devient blanc en hiver pour se camoufler dans la neige et échapper à ses prédateurs, conserve de plus en plus ses poils bruns toute l’année dû au manque de neige, ce qui le rend beaucoup plus vulnérable... 7

À l’avenir, les scientifiques estiment que les petits animaux mangeurs d’insectes, très fertiles mais avec une faible espérance de vie, devraient prédominer : rats, gerbilles, merles ou encore moineaux. À l’inverse, les grandes espèces nécessitant des conditions de vies bien précises comme les éléphants, les rhinocéros, les girafes ou encore les aigles sont vouées à disparaître. Les grands perdants seront les espèces dépendantes d’une alimentation et d’un milieu très spécifique, comme les koalas, dont la survie dépend principalement des eucalyptus.

1 «La disparition des animaux pourrait remettre en cause nos modes de vie». Le Monde.fr, 30 octobre 2018.

2 Goya, Chisato. « 12 espèces animales menacées de disparaître en France à cause du réchauffement climatique ». Business Insider France, 10 août 2019, https:// www.businessinsider.fr/liste-especes-menacees-par-le-rechauffement-climatique-en-france.

3 3 @NatGeoFrance. « 7 espèces affectées par le changement climatique - dont une déjà disparue ». National Geographic, 8 février 2017, https://www.nationalgeographic.fr/ environnement/7-especes-affectees-par-le-changement-climatique-dont-une-deja-disparue.

4 « Le déclin ininterrompu de la faune sauvage ». Le Monde.fr, 30 octobre 2018. Le Monde, https://www.lemonde.fr/biodiversite/article/2018/10/30/l-inexorable-declin-de-la-faune- sauvage_5376345_1652692.html.

5 @NatGeoFrance. « 7 espèces affectées par le changement climatique - dont une déjà disparue ». National Geographic, 8 février 2017, https://www.nationalgeographic.fr/ environnement/7-especes-affectees-par-le-changement-climatique-dont-une-deja-disparue.

6 Privé, Marie. « Taille, pelage, cerveau... L’impact du réchauffement climatique sur la morphologie des animaux ». Geo.fr, 2 juillet 2019, https://www.geo.fr/environnement/taille-pelage-cerveau- limpact-du-rechauffement-climatique-sur-la-morphologie-des-animaux-196358.

Les habitants des départements et territoires d'Outre-mer plus touchés que ceux d'Hexagone par les maladies chroniques (obésité, diabète, hypertension...) ? C'est ce que révèle un rapport de l’Institut de Recherche et de Développement dévoilé à Paris le mardi 17 novembre 2019.

Ce rapport collectif a été confié il y a dix-huit mois à l’Institut de recherche pour le développement (IRD). Celui-ci a réuni des experts de différentes institutions et acteurs locaux, dans le but de dresser un état des lieux le plus précis possible de l’alimentation en outre-mer et de formuler des recommandations. L’expertise a été présentée lundi au ministère de la santé, qui devra en proposer, courant 2020, une traduction politique.

Que révèle ce rapport ? 

Pour les experts, il s'agit d'un constat alarmant. En effet, le nombre de maladies chroniques liées à l'alimentation est beaucoup plus forte dans les DROM (Guadeloupe, Guyane, La Réunion, Martinique et Mayotte) que la moyenne nationale.

  • L’hypertension artérielle concerne de 39 % à 45 % des habitants de Guadeloupe, Martinique, Mayotte et La Réunion, quand elle affecte 31 % de l’ensemble de la population française.
  • La prévalence du diabète atteint 10 % en Martinique, 11 % en Guadeloupe et 14 % à La Réunion, contre une moyenne nationale de 5 %.

Si pour Pour Jean-Paul Moatti, Président Directeur Général de l’Institut de Recherche et de Développement, "les départements d’Outre-mer souffrent des mêmes maux qu’une grande partie de la population mondiale", le rapport soulève tout de même de fortes inégalités sociales au sein de ces territoires responsables de gros écarts en terme de qualité de l'alimentation. Caroline Méjean, la présidente du collège d’experts à l’origine de ce rapport, précise les principaux enseignements de ce travail consacré aux Outre-mer.

Dans cette interview, la présidente du collège d'experts s'inquiète sur les écarts pour les inégalités sociales de nutrition. "Des écarts de 10 à 20 points pour le diabète" par exemple mais aussi des inégalités de genres puisque,"C'est les femmes défavorisées qui sont le plus touchées par ces pathologies nutritionnelles" déclare t-elle

Un bilan pas si nouveau 

Si ce rapport constate une mauvaise santé alimentaire en outre mer, ce n'est pas nouveau. De nombreuses études ont déjà été menées auparavant par DRESS en 2017 par exemple (la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques, un organisme qui dépend du ministère de la Santé et des Affaires sociales). 

Cette étude soulevait déjà des spécificités qui influent sur l'état de santé des habitants de DROM: ainsi les régions d'Outre-mer sont parmi celles qui comptent le plus d'allocataires de prestations sociales. Or, précisent les auteurs du rapport, "le niveau d'éducation, les conditions de vies, et en particulier de travail et de logement, la qualité de l'environnement et l'offre de services à proximité ont un impact déterminant", sur la santé. Parmi les différents enseignements de cette étude, le niveau d'obésité ainsi que les décès liés aux maladies cardiovasculaires. 

Pour l'obésité, qui a beau être une priorité de santé en Martinique depuis les années 1990, l'étude révélait déjà une augmentation au cours des dernières années avec en 2013 58,8% des Martiniquais de plus de 16 ans en surpoids, et plus d’un enfant martiniquais sur trois.
A La Réunion, 40% des adultes sont concernés, et 14% des femmes sont touchées par l’obésité. " Un Guadeloupéen sur deux est en surpoids, un sur quatre est obèse ", notent les auteurs du rapport. Un surpoids qui favorise l'incidence de nombreuses maladies, très présentes dans les Outre-mer, comme le diabète ou l'hypertension. 

Quelles sont les solutions proposées ? 

On le sait, le surpoids et l’obésité se définissent comme une accumulation anormale ou excessive de graisse corporelle qui peut nuire à la santé. "À l’échelle mondiale, l’Organisation Mondiale de la Santé précise que le nombre de cas d’obésité a presque triplé depuis 1975. En 2016, plus de 1,9 milliard d’adultes – personnes de 18 ans et plus – étaient en surpoids. Sur ce total, plus de 650 millions étaient obèses, dont plus de 340 millions d’enfants et d’adolescents âgés de 5 à 19 ans étaient en surpoids...ou obèses". Pour lutter contre ce surpoiids il est conseillé de manger équilibré mais aussi d'avoir une activité physique régulière comme la marche, le vélo ou la danse. 

Seulement pour les DROM où les inégalités sociales sont fortes, cela demande la mise en place de politiques. Si des choses ont déjà été faites auparavant comme la loi Lurel  qui interdisait déjà la distribution de produits agro-alimentaires plus sucrés que dans la France continentale. Le document de l'IRD fait quelques recommandations pour améliorer les comportements alimentaires dans nos régions d’Outremer.

 

À partir du 22 octobre et pendant un mois, une campagne nationale menée par Santé Publique France est lancée pour inciter les français à manger "mieux". Si le slogan "5 fruits et légumes par jour" s'applique toujours, de nouveaux défis sont désormais à relever. 

Un constat alarmant 

D'après le communiqué de presse en ligne sur le site de Santé Publique France,

  • -  Près de la moitié des adultes français sont en surpoids ou obèses (un tiers en surpoids, 17% obèses).
  • -  Près de 18% des enfants de 6 à 17 ans sont en surpoids ou obèses. Cette situation stagne depuis 10 ans.
  • -  Des inégalités sociales de santé augmentent, d’autres se réduisent du fait d’unedégradation de la consommation des personnes les plus diplômées.Certaines inégalités sociales se sont accrues ces dernières années, témoignant d’unedégradation des consommations alimentaires chez les moins diplômés (notamment une hausse de la consommation de produits sucrés chez les femmes). Certaines inégalités sociales se sont aussi estompées du fait de la dégradation de la consommation des personnes les plus diplômées. C’est notamment le cas de laconsommation de fruits et de légumes chez les enfants (la diminution d’atteinte durepère de consommation des garçons issus des ménages les plus éduqués a estompé les différences liées au niveau d’étude montrées en 2006).
  • -  L’activité physique des Français est encore faible et la sédentarité élevée chez les adultes et les enfants résidant en France métropolitaine. Cette situation se dégrade en particulier chez les femmes et les enfants ces dix dernières années.
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La campagne a donc été lancée et encourage les français à valoriser certains aliments au dépit d'autres, mauvais pour la santé. 

La campagne manger bouger.fr

De nouvelles habitudes à prendre 

Parmi les nouvelles recommandations, les légumes secs apparaissent comme des aliments essentiels à consommer deux fois par semaines. Sont considérés comme légumes secs, les haricots, lentilles etc...Il est aussi vivement conseillé de remplacer les féculents par des féculents complets de plus en plus présents dans les magasins (dates complètes, riz complet ou encore pain complet). Il s'agit de "deux catégories d’aliments particulièrement intéressants pour leurs qualités nutritionnelles et leur accessibilité économique", estime Santé Publique France.Cela fait état du bilan selon lequel 60% des adultes ne mangent pas de produits céréaliers complets, et 85% ne satisfont pas la recommandation concernant les légumes secs, à savoir en consommer deux fois par semaine.

Bien évidemment il est toujours recommandé d'augmenter sa consommation de fruits et de légumes mais c'est aussi aux plats auxquels il faut faire attention. Santé Publique France rappelle l'importance des plats "faits maison" avec des produits bio, d'agricultures raisonnées. Enfin, il faut consommer "en alternance" du poissons gras et maigre, et avoir "une consommation suffisante mais limitée de produits laitiers", tout en réduisant sa consommation de viande et de charcuterie. SPF recommande aussi de réduire sa consommation d'alcool, de produits et de boissons sucrés, salés, ainsi que tous les produits avec un Nutri-Score D et E. Bien sûr, tout ça sans oublier une activité sportive régulière en essayant au maximum de ne pas resté assis toute la journée ! 

 

 

Le 24 octobre, l'ONG Foodwatch publie une enquête révélant la présence d'hydrocarbures dans les laits infantiles. Parmi les distributeurs concernés : Danone et Nestlé.

"Sur 16 laits en poudre pour bébés achetés en France, en Allemagne et aux Pays-Bas, huit produits présentent une quantité préoccupante d'hydrocarbures aromatiques d’huiles minérales, aussi appelés MOAH" précise l'association.

Qu'est ce que les MOAH ?

https://www.youtube.com/watch?v=nVac-g6NJts

Les MOAH sont des dérivés du pétrole qui peuvent être utilisés pour la production d'emballages et dont des traces peuvent être retrouvées dans les aliments. Comme l’explique l’ANIA dans une note à destination des industriels publiée en mars 2019, "la migration de substances vers les aliments varie selon la température et s’opère en général par le biais de l’évaporation, du transport en phase gazeuse et de la re-condensation au sein de l’aliment." Une substance reconnue« génotoxique et cancérigène » par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA). Si le danger n'est pas immédiat pour les enfants, l'association réclame aux fabricants de retirer les lots pour lesquels la présence d'huile minérale a été détectée.

L'association Foodwatch avait déjà prouvé que 60% de 120 aliments contenaient des traces d'huiles minérales. Les distributeurs avaient alors pris des engagements.

Quels sont les laits concernés ? 

Les laits concernés par la présence de MOAH sont : le lait en poudre premier âge (zéro à six mois) Nidal commercialisé par Nestlé ainsi que dans le produit sans lactose Gallia Galliagest Croissance de Danone pour les enfants de 12 mois à 3 ans. L'Association a relevé our ces deux produits 1,2 mg/kilo et  0,7 mg/kilo d’hydrocarbures. L’Usine Nouvelle, Nestlé n'a, pour le moment, pas souhaité répondre aux questions quand à Danone, la direction de Danone affirme que ses produits « peuvent être consommés normalement ». « Nous contrôlons régulièrement l’éventuelle présence [de composés d’huiles minérales] dans nos produits dans le cadre de nos plans de vigilance depuis plusieurs années, assure l’entreprise au Monde. Nos contrôles réalisés ne mettent en évidence aucune trace détectable d’huiles minérales aromatiques. » Nestlé de son côté précise que « le lot Nidal 1 (lot 90720346AC/mars 2021) peut être consommé en toute sécurité. Ce produit est conforme à toutes les réglementations françaises et européennes en matière de sécurité des aliments. » Le fabricant invite les consommateurs qui le souhaitent à le contacter sur son numéro vert : 0800 112 131.

 

 

Le 15 octobre 2019, l'ONG Foodwatch a lancé une alerte sur l'importation en  France de saucisses contaminées à la Listeria. 

Listeria c'est le nom d'une bactérie qui a fait trois morts en Allemagne en 2018 suite à sa présence dans des produits charcutiers de la firme Wilke. Une bactérie fréquemment retrouvée

dans l’environnement (sols, végétaux, eaux usées) et dans le tube digestif de nombreux animaux, qui se contaminent en se nourrissant. Deux autres décès suspects font encore l’objet d’une enquête. Contacté par l’AFP, le ministère français de l’Agriculture a souligné qu’il n’y avait «  pas de cas humains en France  ». Cependant   "En France, au moins deux départements ont importé et commercialisé cette viande : l’Ille-et-Vilaine (35) et la Moselle (57)  », affirme l'ONG Foodwatch.

Daphné Rousseau, correspondante AFP Berlin.

Foodwatch réclame une communication publique 

Pour l'ONG, les autorités françaises font preuve d'un manque de "transparence". Elle réclame alors à la direction générale de l'alimentation (DGAL), la liste des produits importés et commercialisés, ainsi que les points de ventes concernés. Cette demande intervient après le visionnaire de vidés amateurs montrant les entrepôts de la firme Wilke et les saucisses en train de moisir. «  Tous les produits issus de l’entreprise allemande Wilke ont été signalés via le RASFF (réseau d’alerte européen) par les autorités

compétentes allemandes selon les procédures habituelles  », a indiqué le ministère français de l’Agriculture. «  Ces alertes sont relayées à l’échelle nationale par la DGAL via le système interne de communication avec les DDPP (Directions départementales de la protection des populations, NDLR) pour une action de retrait ciblée. Les produits sont pour l’heure tracés et donc retirés dans les meilleurs délais  », conclut le ministère.

Près d'une trentaine de pays touchés 

Si la société allemande Wilke responsable des saucisses infectées à déposé le bilan sous le coup d'une fermeture administrative, la société commercialisait ses produits  dans près d’une trentaine de pays en Europe et dans le monde (Japon, Etats-Unis, Liban, etc.) selon Foodwatch. Un scandale qui suscite de vives réactions sur les reveux sociaux comme Twitter.